Antoine-Maurice de Tardy

Antoine-Maurice de Tardy, Vicomte de Montravel, premier du nom de la branche dite de Joyeuse en Vivarais, deuxième fils de Jean-Louis-Damien de Tardy, Comte de Montravel et de Marie-Rosalie-Dorothée Pellier de Sampzon, né à Joyeuse le 8 mai 1784.
Les persécutions contre les honnêtes gens et les prêtres, les lâches dénonciations, la suppression du culte et les crimes dont il fut témoin, contribuèrent dans une large mesure à l’affermissement de sa foi et à la fidélité traditionnelle de sa famille pour ses souverains légitimes.
Il fut élève au collège de Tournon sous la direction des pères de l’Oratoire, et y fit complètement ses études sans prendre un congé pendant neuf ans.
Les 5 et 14 février 1804, il lui fut délivré des certificats d’études fort honorables signés par les professeurs et le maire de Tournon, équivalant alors aux diplômes universitaires du début du XXe siècle.
Le 22 avril 1808, à l’âge de 24 ans, sa réputation était déjà grande et bien établie, comme savant mathématicien, littérateur et polyglotte. Il fut admis comme membre de la célèbre académie de Mâcon, par diplôme signé Cortembert, le 22 avril 1808.
A l’âge de 30 ans il fut décoré du Lis.
Le 3 janvier 1816, il reçut, ainsi que son frère aîné, étant à Orléans, un certificat du Comte de Coëtlosquet constatant ses bons services au roi. Le 14 janvier et le 23 août il reçut des certificats du Comte de Vogüé pour ses services, soit comme volontaire, soit comme officier des volontaires royaux.
Le 15 octobre 1823, il fut nommé par le roi conseiller général de l’Ardèche en remplacement de monsieur de Bernardy. Le 15 septembre 1830, il refusa de prêter serment au gouvernement de Louis-Philippe, sans pour cela donner sa démission.
Pendant la période de ce règne, Maurice de Montravel resta étranger aux affaires publiques, ne s’occupant que le l’éducation de ses enfants.
Lors de la révolution de 1848, il fut vivement sollicité de prendre la direction des comités pour le choix des candidats à envoyer à l’assemblée constituante. Le 3 avril 1848, une réunion à cet effet eut lieu au Pouzin pour la formation de la liste des huit candidats de l’Ardèche. Maurice de Montravel fut élu à l’unanimité, président de cette assemblée.
Il a épousé, par contrat du 25 avril 1822, à Saint-Félicien, Demoiselle Marie-Françoise-Suzanne, dite Fanny, du Rouchet de Chazotte-Carrière, née au château de Chazotte, paroisse d’Arlebosc, le 30 frimaire an VIII ( 21 décembre 1800), fille de feu messire Jean-Joseph-Athanase du Rouchet de Chazotte-Carrière, ancien officier de cavalerie et de feue Dame Marie-Thérèse-Françoise de Clavières. Le vicomte Maurice de Montravel a laissé de nombreux mémoires manuscrits, fruits de ses études, recherches et inventions. Ces écrits traites de questions physiques, mathématiques et géométriques; d’autres de moteurs nouveaux.
Il mourut à Lyon, le 19 octobre 1856 et fut inhumé à Joyeuse le 22 octobre 1856. Sa femme mourut à Joyeuse, le jour de la Fête-Dieu, 13 juin 1857.
La mort le surprit à Lyon où il demeurait depuis quelques mois, surveillant les expériences qu’il tentait sur un moteur à air comprimé. Ce fut lui, le père ignoré de cette découverte dont l’industrie moderne a tiré un si beau parti.
Du Mariage du Vicomte de Montravel avec Fanny du Rouchet de Chazotte-Carrière, naquirent neuf enfants dont huit leur survécurent:

Acte de baptême