Louis-François-Théodore de Tardy de Montravel

Louis-François-Théodore de Tardy de Montravel, Comte romain, chevalier de la légion d’honneur et de Pie IX, 5e fils du vicomte Antoine-Maurice de Tardy et de Françoise du Rouchet de Chazotte-Carrière, né à Joyeuse le 9 mars 1837.

Il fit ses études à l’assomption de Nîmes et chez les Pères Jésuite de Saint-Etienne, puis il alla à Paris où il s’occupa chez un agent de change jusquà la mort de son frère Félix, tué le 18 septembre 1860, à Catelfidardo, dans les rangs des tirailleurs pontificaux.

Il abandonna aussitôt sa position pour s’engager comme volontaire à la place de son frère au bataillon des tirailleurs franco-belges, au service de Pie IX, le 18 décembre 1860. Le 11 mars 1861, il fut nommé caporal et prit part aux combats de Passo di Correse, le 25 janvier 1861 et avril 1862. Il continua à servir comme sous-officier jusqu’au 12 septembre 1866.

le 28 septembre 1866, il fut créé par Sa Sainteté, chevalier de l’ordre de Pie IX. Il rentra ensuite à Joyeuse, dans sa famille, où il demeura jusqu’à la déclaration de la guerre de 1870 entre la France et la Prusse. Par décision du ministre de la guerre du 9 avril 1870, il avait été nommé capitaine-commandant au 1er bataillon du 41e régiment f’infanterie des mobiles de l’Ardèche et prit part aux combats qui sen livrèrent en Normandie.

Le 4 janvier 1871, il fut fait prisonnier avec sa compagnie au château de Robert-le-Diable, en Normandie, enfermé dans l’église de Grand-Couronne, puis conduit le lendemain à Rouen, d’où il fut expédié en Prusse par wagon découvert avec un froid terrible. il n’arriva à Stettin que le 12 janvier.

La paix conclue, il rentra à Joyeuse le 6 avril 1871 après 3 mois de mauvais traitements en Poméranie.

Le 5 mai 1871 il avait été décoré de la croix de chevalier de la Légion d’Honneur.

Par bref du 23 juillet 1879, Le pape Léon XIII lui a décerné le titre héréditaire de Comte romain, avec un privilège pour la chapelle de Saint Louis en l’église de Joyeuse.

Il avait été nommé le 2 mars 1873, membre de la société des agriculteurs de France.

Le 22 janvier 1882 il a été élu président du conseil de fabrique de la paroisse de Vers (Gard). Enfin Sa Sainteté Léon XIII lui a accordé en 1891, la médaille « Bene merenti » [1]pour les services qu’il a rendu au Saint-Siège.

Il a épousé le 26 août 1879 à Tarascon, Mlle Marie-Elisabeth-Clémentine de Léautaud de Mablan, née à Tarascon le 10 janvier 1846. de leur mariage ils ont eu:

  • Marie-Joseph-Pie-Françoise-Armande-Mathilde, née le 13 juillet 1880 à Vers
  • Marie-Joseph-Jean-Pie-Clément-Louis, né le 1er septembre 1882 à Vers
  • Marie-Josèphe-Anna-Eugénie-Hélène-Amélie née le 16 juin 1884 à Vers
  • Emmanuel-Marie-Joseph-Gordien-Louis-Maurice-Théodore, né le 24 décembre 1886 à Vers
  • Marie-Joseph-Régis-Pie-Louis-Maurice-Théodore-Athanase-Philippe, né le 22 mai 1889 à Vers

Références

La Médaille Benemerenti est une décoration instituée par le pape Grégoire XVI en 1832, destinée à être remise aux personnes qui ont rendu de longs et éminents services à l’Église catholique.