Sœurs de Saint Joseph

Les sœurs de Saint Joseph des Vans arrivent à Lablachère en 1845 pour une école au lieu-dit Le Péage, où elles seront présentes jusqu’en 1969.

En 1846, elles viennent également à «La Confiance» pour remplacer les carmélites qui occupaient la maison depuis 1839 et venaient de la laisser pour fonder un monastère aux Vans. Les Sœurs ouvrent un pensionnat et s’occupent de retraites spirituelles. La propriété sera vendue en 1874 et deviendra l’Hôtel de la Couronne.

Les Frères de Viviers occupaient la Maison Saint Joseph où ils restèrent jusqu’en 1843, date à laquelle ils s’unirent aux frères Maristes d’Aubenas. Ils avaient une école primaire et également un collège de 1818 à 1825. En 1856, les Sœurs de Saint Joseph sont locataires de la maison des Frères et en deviennent propriétaires en octobre 1871.

En 1880, le Maire de Lablachère installe Sr Marson, institutrice publique adjointe et Sr Tabusse, directrice de la salle d’asile. Un pensionnat est ouvert en 1882 mais l’école fermera en 1901. En 1883, une sœur sera nommée directrice de l’école. En 1884, on peut compter 24 pensionnaires sur 35 potentiels et 68 externes. L’école prépare au brevet élémentaire jusqu’en 1901 date de fermeture de l’école. Dès 1885, il y a aussi dans la maison des sœurs âgées, puis par la suite des dames âgées. Des feuilles d’impôts pour « profession d’aubergistes » et pour « chef d’institution » confirment que dès l’arrivée des sœurs, la maison est un lieu de retraites spirituelles et d’accueil de groupes. En 1888, une feuille d’impôts est adressée à la maison comme « tenant une maison de séjour pendant les pèlerinages, retraites… ». L’accueil des pèlerins sera très important pendant une longue période.

En 1902, à la suite sans doute d’une controverse due au climat politique de l’époque, le conseil municipal de Lablachère indique: « l’établissement du quartier Notre-Dame est uniquement une maison de refuge pour les sœurs âgées ou infirmes de la congrégation » …. « maison avec enclos et dépendances servant d’asile pour les sœurs âgées ou infirmes de la congrégation, d’une contenance de 24 ares et d’une valeur de huit à dix mille francs ».

Au cours des deux derniers siècles les sœurs ont également des activités diverses en lien avec les Oblats de Marie-Immaculée arrivés en 1846 à Notre Dame de Bon Secours, dont les activités auprès du Juniorat des Pères, à leur résidence St-Antoine et, après la guerre de 1914-1918, à l’école de formation des futurs missionnaires, ainsi que l’entretien et l’ornementation du sanctuaire. L’œuvre de retraites et de récollections pour tous les âges et tous les états de vie (et notamment les retraites de fiancés et de jeunes foyers) prend une telle importance que l’Evêque de Viviers fait construire en 1936 une maison à cet effet dans l’enclos des sœurs : c’est l’actuelle Maison Diocésaine, inaugurée le 8 septembre 1939.

En 1948, lors de l’union de 6 congrégations Saint Joseph du diocèse pour former la congrégation Saint Joseph de Viviers, la présence des sœurs est maintenue pour l’accueil des pèlerins et des retraites, l’entretien et l’ornementation du sanctuaire en lien avec les Oblats de Marie-Immaculée.

En janvier 1992, l’Eglise diocésaine par la voix de son Evêque, Monseigneur Hermil, présente un projet aux 3 congrégations diocésaines en route vers une nouvelle union, d’implantation d’une « Communauté qui puisse participer à l’animation pastorale de la zone du Bas-Vivarais ». Cette communauté religieuse aurait une triple mission : accueil, formation, animation et coordination du travail pastoral. La mission d’accueil est déjà réalisée. La mission de formation comprendra la formation à la prière, la préparation aux sacrements et l’accompagnement d’équipes. La mission d’animation et coordination du travail pastoral sera réalisée en lien avec le vicaire épiscopal. Sœur Marie-Pierre Belin est nommée permanente-coordinatrice pour le secteur du Bas-Vivarais, responsable de la maison diocésaine et responsable de la communauté des religieuses chargées de l’accueil à la maison Saint-Joseph.

le 28 juillet 1992, création de l’association « La Coordination pastorale » à la demande du diocèse. Elle a pour but la prise en charge des frais occasionnés par l’animation, sur le plan pastoral, de l’ensemble de la zone Bas-Vivarais des cantons de Largentière, Joyeuse, Valgorge, Les Vans et Vallon, la responsabilité de l’embauche du personnel d’animation. Son objectif est de promouvoir la formation humaine et spirituelle des enfants, des adolescents et des adultes du bas-Vivarais.

En 1993, quatre sœurs de congrégations différentes s’installent à Notre Dame. Des travaux sont réalisés en vue de la présence d’une communauté de sœurs aînées. Le 8 novembre 1993 est créée l’association « Les Amis de Bon Secours » avec le but de gérer la maison diocésaine et favoriser tout ce qui contribue à un accueil agréable à Bon Secours.

L’année 1994 a été forte en terme de réflexion sur la vocation du centre de Bon secours. Ce centre a une place privilégiée dans le Bas-Vivarais de part sa situation géographique. Il a toujours été un lieu de pèlerinage largement fréquenté et un lieu d’accueil, d’échanges et de formation pluridisciplinaire. Au regard des possibilités d’accueil et d’hébergement et d’un travail de plus en plus en coresponsabilité, il était important que l’Association de Coordination Pastorale fasse le point, s’interroge sur la vocation de ce centre et suscite une équipe de réflexion er recherche. Des attentes étaient exprimées, Bon Secours devrait être un centre moteur et phare, un centre culturel et spirituel qui permette à la population de se rencontrer, discuter et lutter contre l’incompréhension, un centre qui contribue à retisser le tissu social, un lieu qui redynamise et enrichisse. L’association a envisagé des solutions par la venue de « témoins » en plus des conférenciers, des hommes et des femmes d’opinions différentes ou mêmes divergentes qui expliquent leur choix. Qu’est-ce qui les motive sur des questions de société, travail, emploi, chômage, aménagement rural, écologie, tourisme, famille, couple, enfant, sexualité lecture biblique …. ? Privilégier des expositions itinérantes, organiser des soirées conférence-débat. L’association a mis en œuvre ce projet dans le respect des opinions philosophiques, politiques et religieuses.

En juin 1995, une convention est signée pour deux ans entre l’Evêque de Viviers, Monseigneur Bonfils, et l’Institut des Sœurs de Saint Joseph qui met à la disposition du sanctuaire de Notre-Dame de Bon Secours, une communauté qui participera à l’exercice de la charge pastorale selon le modèle fourni par le canon 517-2.

En 2002, la communauté comprend trois membres. La mission de 1992 se poursuit avec quelques modifications pour la mission d’animation et de coordination, le contrat pastoral de la zone du bas-Vivarais étant terminé et la convention non renouvelée. La mission d’accueil s’élargit et le centre de Bon secours devient un carrefour de rencontres : mouvements et services, groupes non confessionnels s’y succèdent, auxquels s’ajoutent l’accueil individuel ou en couple et les pèlerins. Le centre de Bon Secours reste

un lieu de ressourcement individuel ou en groupe avec les week-end prières, retraites spirituelles, journées désert, temps de préparation aux sacrements, pèlerinages,

un lieu de formation avec les « lundis de Bon Secours », formation biblique et théologique, témoignages et débats,

un lieu d’ouverture à l’Universel par l ’accueil de groupes de formation souvent internationaux dans le cadre de Terre et humanisme, C.R.E.C, Vivre autrement aujourd’hui et stages suédois.

A noter également la création d’un dépôt de la Librairie Saint Paul en 1994 qui propose : livres, Bibles, ouvrages sur les sacrements ou la théologie, témoignages, recueils de textes, revues, livres pour les enfants et les jeunes … Et aussi : icônes, médailles, chapelets, cartes postales, cassettes audio et CD, contribuant à élargir les contacts et les formations.

La présence de membres de la communauté au C.A. du Foyer de l’Eau Vive, centre d’hébergement de femmes en difficulté, et auprès des enfants par le soutien scolaire, révèle la détresse vécue par les familles dans la société d’aujourd’hui.

La participation à la pastorale du Tourisme, au conseil pastoral de l’EIP de Joyeuse, au comité d’animation pastorale du sanctuaire, enracine la communauté dans les orientations de l’église diocésaine.

Sources

  • textes extraits de documents de Sœur Marie-Pierre Belin